Congo-Brazza: l’opposition rejette les résultats du référendum constitutionnel

Le ministre congolais de la Communication et de Médias, chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla. Brazzaville le 25 septembre 2015. Photo Radio Okapi/Mimi Engumba
Le ministre congolais de la Communication et de Médias, chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla. Brazzaville le 25 septembre 2015. Photo Radio Okapi/Mimi Engumba

L’opposition de la République du Congo a rejeté mardi 27 octobre les résultats officiels du référendum de dimanche sur un projet de constitution permettant au chef de l’État de se représenter en 2016. Les opposants de Denis Sassou Nguesso appellent « à la désobéissance civile » pour faire obstacle à ce texte.

Le gouvernement de Brazzaville a annoncé mardi matin que près de trois congolais sur quatre avaient voté. Le oui avait obtenu 92,26% et que le projet de texte de nouvelle constitution entrerait « en vigueur dès sa promulgation par le président ».

Les dirigeants d’opposition, qui avaient appelé à boycotter le scrutin, ont rejeté irrévocablement ces chiffres.

« Les conditions dans lesquelles ce référendum a été préparé et organisé ne permettent pas d’en apprécier le résultat, notamment en terme de participation », a jugé la présidence de la République française.

Avant le scrutin, Paris avait souhaité que le vote ait lieu « dans des conditions de transparence incontestables ».

Les résultats annoncés sont « nuls et de nul effet », a affirmé le Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), une des deux principales plateformes de l’opposition ayant qualifié le référendum de « coup d’État constitutionnel ».

Pour le Frocad, « le scrutin n’a été ni libre, ni juste, ni équitable, ni transparent » et s’est déroulé « dans un état de siège ».

Lundi, un des dirigeants du Frocad avait estimé que la participation n’avait pas dépassé 10%.

Le projet de constitution soumis au référendum fait sauter les deux verrous interdisant à M. Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat présidentiel en 2016: la limite d’âge et celle du nombre des mandats.

Né en 1943, M. Sassou Nguesso cumule plus de 31 ans à la tête du Congo, pays de 4,4 millions d’habitant où le groupe français Total est solidement implanté et où, en dépit de la manne pétrolière, la pauvreté reste “endémique”, selon le Fonds monétaire international.

M. Sassou Nguesso a dirigé le Congo à l’époque du parti unique, de 1979 jusqu’aux élections pluralistes de 1992, qu’il a perdues. Revenu au pouvoir par les armes en 1997, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009 lors de scrutins boycottés ou contestés par l’opposition.

AFP.

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